avis litteraires·Mes petits coups de coeur·Rentrée Littéraire 2019

« Cent millions d’années et un jour », Jean-Baptiste Andrea. Rentrée littéraire

Cent millions d’années et un jour, Jean-Baptiste Andrea. Éditions L’Iconoclaste, 21 août 2019. 320 pages
Coup de cœur de la rentrée littéraire !
« Nous avançons maintenant encordés, appuyés sur nos piolets. Pommettes brûlantes, la peau des doigts qui craque comme un vieux gant, un pas en coûte trois. Voilà la neige, la vraie, pas la poudre aimable que Pépin et moi adorions déranger : celle des glaciations, des hivers éternels. »

Onirisme en haute montagne

Il est paléontologue en fin de carrière et voudrait réaliser son rêve avant de tirer sa révérence. Un rêve un peu fou, il le conçoit, mais tout de même ! Lui, c’est Stan. Et son rêve ? Découvrir ce squelette dont il a tant entendu parler. Mais pas n’importe lequel, non ! Stan ne sait pas encore à quoi s’attendre, mais il imagine. Il imagine un dinosaure, un apatosaure ou encore un brontosaure ! Il est là-bas, enfermé dans son écrin glacé, figé pour l’éternité. Et Stan en est persuadé, il le découvrira, coûte que coûte !

Le trouver, ce serait comme un dernier coup de maître avant de laisser sa place. Ce serait la promesse de laisser une trace durable et éternelle – presque – de sa découverte et son passage sur terre. Ce serait avoir, une dernière fois, cette étincelle de fierté dans les yeux. Oui, Stan doit le retrouver, ce squelette d’un des plus grands animaux ayant jamais existé sur terre.

Pour réaliser ce rêve, Stan embarque avec lui Umberto, qui a été son élève, Peter et Gio. À eux quatre, ils vont se lancer dans une folle aventure : dénicher l’impossible, enfoui sous des mètres cubes de glace depuis des millénaires. Il y a alors l’ascension, le froid, la fatigue, la perte d’espoir de trouver un jour ce que l’on cherche. Mais il y a aussi tous ces moments passés ensemble à rigoler, s’engueuler, se réconcilier. Ensemble, parviendront-ils à mettre la main sur cette promesse de reconnaissance éternelle de la part de leurs pairs ?

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La plume de Jean-Baptiste Andrea est douce et poétique, pleine d’onirisme. Elle offre à ce récit une beauté incroyable. La description des paysages de haute montagne et la psychologie des personnages m’ont séduites. Pour couronner le tout, Jean-Baptiste Andrea nous offre une fin empreinte d’un sentiment de rêve éveillé. Les mots sont choisis avec soins, les figures de styles avec beaucoup de sensibilité et de symbolisme.

C’est beau et c’est puissant. C’est magnifiquement bien écrit et un sentiment de nostalgie m’a envahi dès la dernière page tournée.

En bref : Un de mes coups de cœur de cette rentrée littéraire. Un récit puissant et symbolique sur les espoirs de tout un chacun et ce que nous aimerions laisser comme trace de notre passage sur terre.

 

 

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