avis litteraires·Grand Prix des Lectrices Elle 2020·roman policier·thriller psychologique

« Une famille presque normale », M. T. Edvardsson. Grand Prix des Lectrices Elle 2020

Une famille presque normale, M. T. Edvardsson. Éditions Sonatine, octobre 2019, 528 pages.

 

Une famille normale, qu’est-ce que c’est, après tout ? C’est quoi, « être normal », finalement ? Se marier et avoir des enfants ? Poursuivre ses rêves coûte que coûte ? Tout envoyer balader ?

On disait de la famille Sandel qu’elle était normale. Adam était un pasteur respecté, sa femme, Ulrika, une avocate brillante. Leur fille, Stella, était une adolescente normale. Quelques accès de colère incontrôlables par moment, certes. Mais comme beaucoup d’adolescents de son âge. Dix-neuf ans. L’âge ingrat. On n’est plus un bébé, pas tout à fait un adulte non plus. On commence tout juste les études supérieures, on veut de la liberté. Mais pas trop non plus. On se rend compte que si nos parents nous lâchent, il y a mille et une choses que l’on est incapable de gérer. Alors, forcément, ça énerve. C’est beaucoup trop d’ambivalence à supporter, à dix-neuf ans.

Bref, les Sandel, c’est une famille normale. Considérée comme normale. Jusqu’au moment où le corps sans vie d’un homme est retrouvé et que Stella est arrêtée pour l’assassinat de cet important homme d’affaires.

Une famille presque normale, c’est le récit de cette descente aux enfers. Le récit est en trois partie, chacun prenant la parole, à tour de rôle. Et, comme le père est pasteur, je n’ai pas pu m’empêcher de faire le rapprochement avec la Sainte-Trinité. Vais-je trop loin ? Peut-être… Et pourtant, quand je pense à Dieu, je pense à une forme d’abnégation, une personne prête à tout pour défendre les siens. Prêt à bannir, à abandonner, à tuer.

Dans ce récit en trois parties, c’est l’abnégation de toute une famille, qui se trame.

Au-delà d’un polar, c’est surtout la nature humaine que l’auteur met en avant. La nature humaine. Et la force de l’amour. Ce sentiment qui nous pousse à aller toujours plus loin, à déplacer des montagnes, à se mettre en danger, à déraper. À déconner.

Crédit Photo: @LecoindesmotsAucune famille n’est normale. Elles sont toutes dysfonctionnelles, à différents niveaux. Mais quand l’amour s’en mêle, elle peut faire des étincelles.

Un polar que j’ai dévoré et adoré ! Je vous le recommande.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s