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« Le consentement », Vanessa Springora. Grand Prix des Lectrices Elle 2020

Le consentement, Vanessa Springora. Éditions Grasset, janvier 2020, 216 pages.

 

C’est tellement délicat, de chroniquer un tel récit. De mettre des mots, de porter un avis, de mettre une note.

Je ne peux pas dire que j’ai aimé ce récit. Comment aimer ? Comment aimer la narration de ces années d’abus et de manipulations ?

Vanessa Springora pose des mots sur son terrible passé, sur l’emprise que cet homme, G. M., avait sur elle, sur les autres.

C’est l’histoire d’une enfance volée et d’une vie à tout jamais brisée. Et pourtant, l’auteure parvient à le faire avec une certaine élégance. C’est brut, c’est certain. Mais, il y a aussi une certaine douceur, dans la façon dont Vanessa Springora s’exprime. Il y a de la colère, de la haine, du dégoût … mais il y a aussi de la douceur et de l’espoir. C’est ce qui, à mon sens, en fait un récit supportable à lire.

Les premières pages m’ont données un haut-le-cœur. La façon dont tout cela est décrit, la façon dont les mots s’enchaînent, ce qu’on lit… et ce qu’on comprend, entre les lignes. Puis, au fur et à mesure de ce récit, c’est toute la mécanique implacable de ces prédateurs sexuels que l’on découvre. On la connaît tous, évidemment, cette mécanique, mais rien n’y fait, à chaque fois, je trouve ça d’autant plus terrible, d’autant plus flippant.

C’est un récit qui a fait grand bruit avant même sa sortie … à juste titre. Il faut parler de ces choses-là. En parler, encore et toujours. Parce que les prédateurs sexuels, les pédophiles, les violeurs … existeront toujours. Ce que nous pouvons éradiquer, en revanche, c’est ce sentiment de honte qui continue de coller à la peau des victimes, ce sentiment de l’avoir « cherché », quelque part. Personne, PERSONNE, n’est responsable des violences sexuelles et/ou physiques qu’il/elle subit.

Vanessa Springora signe un récit intime et intimiste qui vous portera le cœur au bord des lèvres … ça fait mal, ça tord les boyaux, mais c’est nécessaire.

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